A propos du pouvoir de la presse au Chili, Armand Mattelard, membre de l´observatoire français des médias, indique que jamais auparavant la concentration n´avait été si importante : Actuellement professeur à l’Université Paris VIII, il est revenu en 2005 au Chili, pour la troisième fois depuis le retour de la démocratie. Il y avait auparavant vécu pendant onze ans, jusqu’au coup d’Etat militaire (1973) (...). Ce qui lui semble « hallucinant », dit-il, c’est l’individualisme qui prévaut aujourd’hui, surtout quand il est incarné par des personnes qu’il a connues avec des idées très différentes.
Comment décririez-vous le panorama des médias au Chili ?
La presse est beaucoup plus concentrée que ce qu’on prêtait comme intention à Salvador Allende. On le critiquait pour quelque chose qu’il n’a pas fait, mais qui est devenu une réalité. La situation n’est pas du tout comparable, bien que cela passe relativement inaperçu.
Deux groupes à eux seuls contrôlent tout ce que les gens peuvent connaître à travers la presse. Il reste encore quelques petits médias sans publicité, comme Punto Final, El Siglo, Rocinante (qui a disparu depuis cette interview NDLR), etc., qui ne font pas le poids face aux groupes de El Mercurio et La Tercera. Il s’agit d’une situation aberrante si l’on considère que le gouvernement chilien est souvent catalogué comme socialiste. Ce qui est nouveau, c’est l’irruption progressive de radios communautaires. C’est important. Pendant l’Unité populaire, l’une des faiblesses avait été de ne pas avoir mieux utilisé la radio.
Il semble que la tendance à la concentration des médias soit universelle.
Oui, partout il y a concentration des radios, de la presse écrite, de la production éditoriale, de l’industrie du disque, et de la reproduction d’images. C’est toute la chaîne des médias qui se voit affectée, y compris la télévision, qui a perdu au Chili son caractère original. On a accepté l’apparition des chaînes privées, et un fonctionnement lié à l’audimat. Tout ceci représente clairement un abandon de la mission publique qui incombe au gouvernement en matière de médias.
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Comment décririez-vous le panorama des médias au Chili ?
La presse est beaucoup plus concentrée que ce qu’on prêtait comme intention à Salvador Allende. On le critiquait pour quelque chose qu’il n’a pas fait, mais qui est devenu une réalité. La situation n’est pas du tout comparable, bien que cela passe relativement inaperçu.
Deux groupes à eux seuls contrôlent tout ce que les gens peuvent connaître à travers la presse. Il reste encore quelques petits médias sans publicité, comme Punto Final, El Siglo, Rocinante (qui a disparu depuis cette interview NDLR), etc., qui ne font pas le poids face aux groupes de El Mercurio et La Tercera. Il s’agit d’une situation aberrante si l’on considère que le gouvernement chilien est souvent catalogué comme socialiste. Ce qui est nouveau, c’est l’irruption progressive de radios communautaires. C’est important. Pendant l’Unité populaire, l’une des faiblesses avait été de ne pas avoir mieux utilisé la radio.
Il semble que la tendance à la concentration des médias soit universelle.
Oui, partout il y a concentration des radios, de la presse écrite, de la production éditoriale, de l’industrie du disque, et de la reproduction d’images. C’est toute la chaîne des médias qui se voit affectée, y compris la télévision, qui a perdu au Chili son caractère original. On a accepté l’apparition des chaînes privées, et un fonctionnement lié à l’audimat. Tout ceci représente clairement un abandon de la mission publique qui incombe au gouvernement en matière de médias.
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